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Posts Tagged ‘epilobium angustifolium’

A la fin de l’été, dans les hautes vallées, les marmottes se goinfrent de framboises sauvages. Mais souvent, aux buissons de framboisiers se mêlent d’étranges touffes de poils blancs qui font frémir les marmottons : un serpent à plumes ? Un renard tout maigre ?

Non, non, ce sont seulement les fruits de l’épilobe qui éclatent et sèment leurs graines.

L’épilobe fleurit pendant l’été, en moyenne montagne dans les espaces forestiers ouverts. Il apparaît en grand nombre après les coupes de bois, puis se raréfie à mesure que la forêt se referme. L’épilobe vit souvent en bande, et est très reconnaissable : une haute tige, qui dépasse souvent un mètre et se balance au vent, des feuilles sombres, fines et à peine dentelées, et une grappe de fleurs d’un rose incroyable. Ce sont des fleurs très élégantes quand on les regarde de près. Quatre pétales ovales assez larges alternent avec quatre autres plus étroits, d’un rose légèrement plus sombre. Au centre, un bouquet pistil-étamine dans les mêmes tons de rose. Et si l’on croque quelques fleurs d’épilobe en les prenant pour des framboises, ce n’est pas bien grave, elles sont comestibles même si elles n’ont pas beaucoup de goût…

Au fur et à mesure que l’été avance, la base de la fleur se gonfle et se transforme en une gousse pleine de graines. La fleur fane, la gousse grandit et les graines mûrissent tranquillement, jusqu’au jour où elles décident de prendre la montagne d’assaut.

Alors, les gousses se fendent en quatre et des touffes blanches couvrent la tige de l’épilobe. Chaque gousse comprend entre 300 et 400 graines. Chaque graine est surmontée d’une aigrette-parachute. L’épilobe se propage alors au gré du vent, ce qu’on appelle l’anémochorie (dispersion par le vent). Elle refera des colonies de fleurs roses, l’été suivant…

Épilobe en épi – Epilobium angustifolium – Famille des Onagracées

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