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Posts Tagged ‘printemps’

Dans la montagne d’été, certaines fleurs sont vraiment reines. Vous vous souvenez du lis martagon ? Une fleur cousine, le lis orangé, a le même port altier, la feuille conquérante et la robe chatoyante. Ici, la robe est couleur de soleil pour fêter le retour de l’été, parfois jaune, parfois orange vif, mais souvent dans un entre-deux très lumineux. De toutes façons, vous ne pouvez pas la manquer, vu qu’elle a le bon goût d’être haute sur tige : entre 20 et 80 cm.

Elle fleurie au début de l’été, en juin et en juillet. Elle est bien connue des marmottes, parce qu’elle est un peu comme nous : elle aime bien les rochers et les pelouses alpines. Et puis elle est belle, évidemment.

Moi, ce que j’aime bien avec cette fleur, c’est qu’elle a des feuilles rigolotes en forme de petits couteaux. On dit qu’elles sont lancéolées-linéaires. Enfin, ça c’est pour faire chic. Moi je les imagine toujours comme un espèce d’escalier vert en colimaçon qui mène jusqu’à la fleur. Moi je suis trop lourde pour grimper dessus, j’ai essayé. Mais des petits insectes peuvent se lancer à l’assaut de la tour en gravissant les escaliers et aller sauver la princesse Étamine. Yaahaa ! Sus aux dragons !

Et puisqu’on en parle des étamines, celles du lys orangé se dressent majestueusement tout en haut avec un petit bout noir pour les reconnaître. C’est toujours pratique pour attirer les insectes pollinisateur et leur faire amener le pollen vers un autre lys orangé. Je vais pas vous faire un dessin, mais c’est un peu comme une histoire d’amour par téléphone. Sauf que ce sont les abeilles dans le rôle du fil, et que c’est un peu plus efficace que le téléphone pour faire des bébés.

Attention ! C’est une jolie fleur, mais il est interdit de la cueillir. Il paraît que certains malpolis le font. Gare à eux s’il y a des marmottes pour témoins, parce qu’ils pourrait benien se retrouver la tête dans un terrier avec leurs lacets noués entre eux. Héhé !

Lis orangé – Lilium bulbiferum ou Lilium croceum – Famille des Liliacées

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Il y a longtemps, une belle marmotte brune qui s’appelait Daphné se faisait harceler par un marmotton, A-Poil-Long (oui, à l’époque les gens avaient des noms un peu bizarres). A-Poil-Long était beau comme un dieu, un pur beau gosse, mais j’imagine qu’il n’était pas très malin ou qu’il avait un tout petit terrier, ou bien qu’il était nul à la chasse au pissenlit. Enfin bref, Daphné ne pouvait pas voir A-Poil-Long en peinture, alors que lui était complètement fou d’elle. Il était tout le temps en train de lui courir après, et la pauvre marmotte était épuisée : elle passait ses journées à courir de toutes ses forces, à sauter dans l’eau glacée des ruisseaux et à se cacher derrière les buissons pour lui échapper. Elle n’avait pas le temps de manger, et à peine le temps de récupérer pendant la nuit, ce qui est tout de même dramatique pour une marmotte.

Un soir, Daphné alla voir discrètement une vieille marmotte un peu sorcière qui vivait dans un terrier écarté. Elle lui expliqua la situation en la suppliant de trouver une solution.

La vieille marmotte réfléchit un instant, la patte sous le menton. Elle regarda Daphné en coin et lui dit : « Si tu es vraiment certaine de vouloir échapper à ce marmotton, demain, jette-toi dans ce petit buisson ». Elle désignait un petit buisson bas, aux minuscules feuilles vernissées et à l’air innocent. Daphné partit, un peu sceptique : comment se cacher dans un buisson si peu épais ?

Le lendemain, la ronde quotidienne commença. Dès qu’elle mit le nez dehors pour prendre son petit déjeuner, Daphné se mit à courir pour échapper à A-Poil-Long. Elle courait, courait, toujours plus épuisée. Et soudain, en passant près du terrier de la vieille marmotte, elle se souvint du conseil si bizarre. Elle se jeta dans ce petit buisson et là, tout à coup, elle sentit ses pattes arrière s’ancrer au sol, ses griffes pousser, pousser comme des racines. Ses pattes avant s’allongeaient comme des branches, ses oreilles se fondaient dans les feuilles vertes du buisson et, stupéfaite, elle vit sa fourrure se couvrir de minuscules fleurs roses. A-Poile-Long, l’air penaud, continua à chercher Daphné pendant des jours parmi la montagne, avant de noyer son chagrin dans la liqueur de pissenlits. Quant à Daphné, elle commença alors à mener une vie bien curieuse pour une marmotte : dès le printemps, à l’heure ou les autres marmottes se réveillent, elle s’installe dans le buisson vert et se fond en lui, le couvrant de petites fleurs délicates qui s’échappent de sa fourrure. L’hiver, selon la légende, elle parcourt la montagne, enfin libre de toute attache, heureuse et sage. Je suis sûre que Grand’Ma a quelque chose à voir avec cette histoire.

Marmotte et Daphné

Enfin bref, je suis allée rendre visite à Daphné ces derniers temps, histoire de lui tenir compagnie pendant qu’elle se cachait. Aujourd’hui, les gens appellent cette fleur le Daphné camélée, mais c’est parce qu’ils ont oublié qu’il faut dire la Daphné caméléon, tss. Certains parlent aussi de camélée des Alpes, de Daphné thymélée ou de Daphné canulé, allez savoir pourquoi. Elle fait partie de la même famille que le joli-bois et le laurier des bois. C’est une plante qui pousse au ras du sol dans les prairies sub-alpines, parfois même en sous-bois. Ses fleurs sont très parfumées (comme une fourrure de marmotte, qui sent délicieusement bon comme chacun le sait), mais toute la plante est toxique (pour être sûre, jusqu’au bout, de résister aux assauts d’A-Poil-Long).

Daphné camélée – Daphne cneorum – Famille des Thyméléacées

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Fin mai, début juin, la montagne se couvre de soleils éclatés jaune d’or. On les confond facilement : du pissenlit juteux au doronic à grandes fleurs, de l’arnica au tussilage… Mais si certaines de ces fleurs sont bonnes à grignoter, pour faire des tisanes ou comme cataplasme, il ne faut pas en faire autant avec le séneçon doronic. Les bergers en faisaient parfois des tisanes contre l’asthme, ce qui faisait doucement rigoler les grands-mères marmottes, qui savaient bien que toute la plante est toxique. C’est sûr qu’après une bonne infusion, on n’a plus d’asthme…

Séneçon doronic… Vous vous demandez comment je peux retenir un nom pareil, hein ? Je décompose (allez hop, je vais étaler ma science). Doronic, c’est le nom de plusieurs fleurs jaunes du même genre, il n’y a que la feuille qui change. Ça vient de l’arabe doronidj, le « poison de léopard », groarr. Comme quoi, les marmottes sont plus malines que les léopards, puisqu’elles ne grignotent que des pissenlits. Et puis séneçon, ça vient du latin senex, qui veut dire vieillard, parce qu’à partir de juillet la fleur jaune a disparu, remplacée par une touffe d’aigrettes blanche comme une tête de marmotte chenue. Si vous avez bien suivi, on peut dire « vieux matou », ou alors « léopard à poils blancs », ou « poison de léopard croulant », je suis sûre que vous retiendrez ça mieux que séneçon doronic.

Je vous accorde que c’est un nom ridicule. Mais ça reste une fleur vraiment jolie : une fleur jaune vif très régulière, haut perchée, qui agrémente les tas de cailloux dans la montagne. Ça fait de l’ombre, c’est bien. Les feuilles grattent un peu au début de l’été, légèrement dentelées et couvertes d’un petit duvet ; en juillet, elles perdent leurs poils grisâtres, au même moment où la fleur devient poilue comme un pissenlit. On peut souffler sur la fleur en question, comme un pissenlit, pour semer les aigrettes à tout vent.

Séneçon doronic – Senecio doronicum – Famille des Astéracées

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Aaah, les fleurs de printemps, on ne s’en lasse pas (enfin moi en tous cas… Chers lecteurs, dites-moi si vous voulez que je passe à autre chose). Lors de ma dernière ballade en forêt, c’était un festival de petites fleurs violettes : j’ai revu des crocus bigarrés, croisé des violettes très parfumées et tout plein d’hépatiques nobles. Non non, il ne s’agit pas d’une maladie rare, mais d’une jolie fleur violette, assez commune en montagne, qui apparaît au début du printemps. On en croise dès le mois de mars dans les sous-bois.

Au bout d’une tige poilue d’une dizaine de centimètres, les fleurs violettes, blanches ou bleues s’ouvrent. Les pétales sont assez charnus, ronds, et le cœur ressemble à un petit oursin jaune et blanc. Fécondées, les fleurs donnent des petites graines qui sont transportées par les fourmis et stockées dans leur placard à provision. Elles participent ainsi à la dissémination de l’espèce, braves fourmis.

Les feuilles sont épaisses et persistantes : quand les fleurs s’ouvrent au printemps, elles accompagnent les feuilles de l’année précédentes, qui ont traversé l’hiver. Elles sont d’un joli vert grenouille sur le dessus, et lie-de-vin sur la face intérieure. C’est leur forme particulière, à trois lobes, qui a donné son nom à la plante : Hepatica vient du grec hêpar, le foie, et fait référence aux lobes de celui-ci. On a longtemps cru que, puisque ses feuilles ressemblaient à un foie, l’hépatique noble soignait les maladies du foie (c’est d’une logique imparable), pourtant l’hépatique est toxique !

Et puisque je fais ma maline depuis tout à l’heure (en parlant grec et tout), figurez-vous qu’il existe des feuilles trilobées chez les hépatiques, mais aussi des fenêtres trilobées dans certaines grandes forêts de pierre. Les humains font aussi des fenêtres en forme de fleurs, qu’ils appellent rosaces. Je ne sais pas si c’est parce qu’ils ne voient pas la nature au quotidien, et se consolent en mettant de fausses plantes partout, ou alors qu’ils trouvent ces feuilles et fleurs si jolies qu’ils les immortalisent en pierre….

Hépatique noble – Hepatica nobilis – Famille des Renonculacées

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Comme vous le savez, j’aime bien les hellébores fétides, parce qu’elles sont rigolotes. Mais à la fonte de neiges, en montagne, on trouve quelques fleurs bien plus élégantes : les gagées de Liotard, les renoncules de montagne, les androsaces de Vitaliano, ou les crocus bigarrés (déjà, elles ont des noms qui ont la classe, hein ?).

Le crocus bigarré est une fleur caractéristique du sud-ouest des Alpes : on en trouve depuis la côte (dans les Alpes-Maritimes) jusqu’en Haute-Provence (Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes), mais elle est plus rare dans le reste du Dauphiné. Le crocus bigarré pousse jusqu’à 1600m, et se plait surtout dans les alpages. Dès février, là où la neige vient de fondre, sur l’herbe encore noire de l’hiver, il fleurit en larges groupes. Des colonies de crocus, qui donnent à la montagne des reflets violets… On se sent revivre à l’époque des crocus, l’hiver touche à sa fin, on respire l’air frais à pleins poumons et on gambade dans la montagne. Un vieux marmotton un peu fêlé avait coutume de clamer à cette saison : « Le désert et le pays aride se réjouiront ; la solitude s’égaiera, et fleurira comme un crocus. » Bon, c’est vrai qu’il y a de ça, on sort de nos terriers et on court dans les crocus pendant que la montagne sort de l’hiver.

Le crocus bigarré est une petite fleur blanche ou lilas, rayée de violet à l’extérieur. A l’intérieur, les stigmates sont jaune orangé, et cette couleur très vive réjouit l’œil après tout le blanc de l’hiver. La fleur du crocus bigarré est basse, blottie contre le sol, et dépasse rarement les 10 cm de hauteur. Les feuilles se développent au moment de la floraison.

Les marmottes lui donnent plein de noms différents ; fleur des neiges, safran printanier, drap blanc, crocus de Crest, crocus changeant… Moi, j’aime bien « safran printanier », ça me rappelle les petits plats dorés que faisait ma grand-mère marmotte avec ses pistils. Oui, c’est la même famille que le safran, que les colchiques, que tous les autres crocus !

Crocus bigarré – Crocus versicolor – Famille des Iridacées

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L’hiver est toujours tellement long, même lorsqu’on le passe à dormir : tout ce blanc, tout ce froid, ça lasse vite. En me réveillant il y a quelques jours, j’ai guetté le moindre signe du printemps. La neige avait fondu dans une bonne partie de la montagne, sauf sur les versants à l’ombre : j’ai poussé des petits cris de joie en voyant que je pouvais me remettre à voyager sans avoir les pattes glacées, scoui, scouii ! Il suffit de choisir des vallées un peu basses, des forêts d’adret, des montagnes de basse altitude…

En me promenant, je regardais si les bourgeons commençaient à se former ; on en est encore loin. J’ai bavardé avec les oiseaux qui passent l’hiver dans la montagne : ils sautillaient au soleil en cherchant les insectes qui commencent à sortir. J’ai même vu les premiers papillons, qui se coursaient au-dessus des genêts. Mais les arbres sont encore tout nus, sauf les pins et sapins ; l’herbe est toute sèche, cuite par la neige ; les pierres sont glacées. Bah, c’est encore l’hiver. Dans la montagne, une seule plante s’est vraiment réveillée ! C’est l’hellébore fétide. J’aime bien l’hellébore fétide. D’abord, parce qu’elle est la première à annoncer le printemps, dès la fonte des neiges. Et puis aussi parce qu’elle a un nom rigolo, qu’elle pue et que ses fleurs sont vertes comme des ogres.

Les hellébores, on en trouve partout. Dans les jardins des vallées, on trouve les variétés chic d’hellébores, celles qu’on appelle les roses de Noël, puisqu’elles fleurissent en hiver. Dans la montagne, bon, elles sont fétides, ce qui est tout de suite moins poétique. Les marmottes lui ont donné d’autres noms un peu plus sympathiques : pied de Griffon, rose de serpent, patte d’ours (mon préféré), mords-cheval, herbe printanière, favalau,… Elles poussent au bord des chemins, en forêt, dans les plaines, au milieu des buissons ou des cailloux : vraiment partout en France, tant qu’on ne monte pas au-dessus de 1800 m d’altitude. Il n’y a que dans quelques contrées barbares comme la Bretagne ou le Nord qu’elles se font rares.

C’est une plante assez basse, de 30 à 45 cm de haut, atteignant 80 cm à 1 m lors de la floraison. L’hellébore a des feuilles d’un beau vert sombre, lisse et brillant ; elles sont persistantes, et se contentent de devenir un peu plus sombres l’hiver, sans tomber. Chaque feuille ressemble un peu à une étoile, et pousse le long d’une tige épaisse. Ces tiges sont vertes, mais tirent parfois vers le rouge, c’est assez curieux. Certaines marmottes chuchotent que ces feuilles ressemblent à celles d’une autre plante, qui fait rigoler quand on la fume. Mais ajoutent qu’il vaut mieux éviter de fumer les hellébores… Parce que oui, les hellébores sont vénéneuses, alors on se contente de regarder. Et quand on regarde une hellébore fétide, on se bouche le museau en plus.

Au printemps, de l’hellébore fétide sort une sorte de touffe d’un vert très vif, au milieu de laquelle les fleurs se préparent. Les fleurs sont des petites clochettes, penchées pour se protéger des intempéries. Leurs cinq pétales sont vertes, souvent bordées de rouge sombre. Les étamines sont nombreuses, longues, et produisent une grande quantité de pollen : les hellébores fétides ne sont pas vénéneuses pour tout le monde, puisque les mouches, les abeilles et les bourdons en profitent. Les fleurs, pollinisées par les insectes, donnent naissance à un fruit : on dirait une gousse de petits pois. Quand la gousse éclate, les graines tombent avant d’être dispersées par les fourmis. C’est l’un des modes de reproduction de l’hellébore. L’autre, c’est le rhizome, cette sorte de tige-racine dont j’ai déjà parlé ailleurs.

L’hellébore fétide fleurit ordinairement deux fois, la première fois généralement vers cinq ans, mais parfois dès la deuxième année. De nouvelles tiges naissant de la souche assurent une seconde floraison l’année suivante, cette seconde floraison étant généralement suivie par la mort de la plante.

Hellébore fétide Helleborus foetidus – Famille des Renonculacées

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Le cynorhodon, c’est pour faire chic, en vrai, toutes les marmottes disent « gratte-cul ». Ça leur donne l’occasion de ricaner bêtement à chaque fois, scouihihihiii.

Le gratte-cul est le fruit de l’églantier, ces buissons plein de piquants et de fleurs délicates. On en trouve partout, depuis en bas dans la plaine jusqu’aux versants abrités de la montagne.

Les marmottes attendent avec impatience le mois d’octobre, que ces fichues fleurs disparaissent et se transforment en petits fruits rouges, dodus, scellés par un bout noir un peu poilu. Mais là, par la moustache de la Grande Marmotte, il faut encore attendre ! Oui, c’est comme pour les nèfles, il faut attendre qu’il gèle… Heureusement, en montagne, l’été ne dure jamais trop longtemps. Et là…

Haro sur les gratte-culs ! (pffuuhihihiii) Alors, ce petit fruit à l’air innocent se révèle doublement merveilleux. D’abord, sa chair est acidulée, fondante, même s’il n’y a pas grand chose à manger et qu’on s’en met plein les pattes (et pi ça colle). Et puis en plus, au milieu, on trouve de quoi se battre avec les copines ! Oui, le cynorhodon, c’est du poil à gratter !

Les jeunes marmottons, qu’on a pris grand soin de ne pas prévenir, s’étranglent avec leur tout premier cynorhodon. A la grande joie des autres, qui s’étouffent de rire en les regardant s’étouffer tout court. Et puis, dès que tout le monde a repris son souffle, la grande bataille commence : du poil à gratter sous les pattes, du poil à gratter dans les poils, du poil à gratter dans les oreilles, et plein de gratte-cul ailleurs !

Les grands-mères marmottes regardent tout leur petit monde se battre, en souriant dans leurs moustaches. Il restera bien assez de fruits, dans la montagne, pour faire des confitures pour l’hiver, de la poudre séchée pour les tisanes, des crèmes desserts, et même un peu de bière d’églantiers…

Dans le temps, on en faisait même un sirop pour les marmottes enragées : cynorhodon, ça vient bien du grec kunorhodon, qui signifie « rose de chien ». Tiens, d’ailleurs, l’églantier se dit Rosa canina en latin… (oui, je suis une marmotte lettrée moi) C’est sensé guérir la rage, mais je préfère ne pas avoir à tester… Hmmm, je devrais peut-être en mettre de côté pour le prochain renard qui me tourne autour.

Eglantier – Rosa canina – Famille des Rosacées

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